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Notre intervention au Conseil Municipal du 5 Mars 2026 - Débat d'Orientations Budgétaires

 

Chers Chesnaycourtois, retenez ce chiffre : 50 !

 

50%     c’est l’augmentation de la taxe foncière que vous avez payée en 2025 par rapport à  2021, cela représente plus de 21M€ en 4 ans, une captation de votre pouvoir d’achat sans précédent ! Et pour faire quoi ? des projets imposés sans aucune concertation, rejetés par les habitants, car inutiles ou mal pensés.

 

50%   d’augmentation des coûts des services de communication de la commune depuis 2021, c’est même 73% si on y rajoute l’évènementiel, à l’heure où on demande à toutes les collectivités de faire des économies. On le voit bien dans le Mensuel d’ailleurs. Ce n’est plus un bulletin d’information municipal mais un outil de propagande avec des photos du Maire partout, même en période électorale ! Personne n’est dupe !

 

50 Millions €, c’est le prix d’achat du terrain de 11ha de l’INRIA acheté par l’EPFIF, l’Etablissement Foncier de l’Ile de France, qui porte l’acquisition du terrain pour le compte de la commune, pendant une période de 10 ans. Mais la commune en reste responsable.

 

50M€ C’est 2 fois sa valeur réelle. A comparer avec les 11M€ pour 18ha d’un terrain à Noisy-le-Roi le long de la même RD307. Cherchez l’erreur !

On sait pourquoi ! C’est simple !  L’Etat veut transférer en 2030 le siège de l’INRIA, qui se trouve aujourd’hui à Rocquencourt, à Versailles sur le site de Satory. 55M€, c’est le budget global du projet de construction à Versailles. D’où le montant demandé, sur le dos de la commune quand même. Et tout cela s’est fait en toute opacité et sans concertation !  

 

50M€   auxquels on doit rajouter un minimum de 5 Millions € de coûts de dépollution, alors qu’en principe c’est le vendeur qui devrait payer. Pourquoi est-ce la commune qui doit supporter cette charge ?

La Ville a donné l’aménagement de ce terrain à la société Citallia, une société publique locale du Département, sans aucun appel d’offres, sans aucune concertation, pour y faire un programme immobilier de 862 logements, dont 302 logements sociaux, estimé globalement à 95 Millions €.

 

Eh bien, figurez- vous que le bilan financier de ce programme montre un déficit attendu dès le départ de 5 Millions €.  Qui s’embarquerait dans un projet que l’on sait d’avance à perte ? Personne, sauf notre Maire ! Et qui paie là encore : la commune !

Vous prétendez que la ville n’a aucun risque sur ce dossier. Or, il est écrit dans le traité de concession signé avec Citallia : « il est rappelé que le risque économique supporté par l’Aménageur s’entend comme celui résultant du programme de l’opération, tel qu’il est défini aujourd’hui ainsi que des éléments juridiques, financiers, opérationnels connus au jour de la passation du présent contrat ».Qui est assez naïf pour penser que le projet se fera exactement comme prévu à partir de 2030, quand l’INRIA sera parti.

D’ailleurs, on a aussi vu que la ville devait se porter en garantie des emprunts sur le programme à hauteur de 20%, et le Département à 80%. Sauf que, si finalement le Département décide de ne pas se porter garant, c’est la commune qui doit le faire.

Vous faites donc bien porter un risque financier majeur sur notre commune pour les 10 à 20 ans à venir, un fardeau qui va obérer gravement l’avenir de notre commune.

 

50 Millions €   c’est le montant des dépenses en travaux d’investissement réalisés de 2020 à 2024. On arrive même à 68M€ avec les dépenses réalisées en 2025. Une frénésie de dépenses coûte que coûte, et quoi qu’il en coûte, avec plusieurs projets dont personne ne veut.

  15M€ sur la voirie avec l’aménagement des voies et la mobilité urbaine. Pour des rues en sens               interdit partout et des pistes cyclables mal placées sans connexion avec les villes                         environnantes.

   2M€ pour une seconde bibliothèque inutile car redondante avec la médiathèque.

   1,1M€ de rénovation de l’école de musique en 2023 pour la démolir aussitôt dans le projet de               l’Ilot Le Nôtre. C’est de l’argent jeté par les fenêtres !

   1,5M€ prévus pour le déplacement du CCAS de Rocquencourt à l’annexe de la Mairie, tout ça                pour supprimer le poste de police devant le collège et le transférer à la mairie de                          Rocquencourt, loin du centre ville. Incompréhensible !

 

Et ce ne sont pas les quelques subventions que l’on pourrait recevoir, qui changent la réalité de cette gabegie ! D’ailleurs à regarder de plus près, on s’aperçoit qu’elles ne sont toujours pas là, pour la plupart!

La situation économique et budgétaire actuelle de la France, et donc des collectivités territoriales, n’est pas favorable et appelle plutôt à la prudence et à la sobriété.

En clair, il est temps que l’on revienne à une gestion rigoureuse de notre ville.

 

 

Nos orientations pour l’avenir sont les suivantes :

 

Nous ne voulons pas d’une cité des années 60, décentrée en périphérie, mais un vrai quartier avec de bonnes conditions de vie pour les habitants, à repenser complètement avec des alternatives à définir.

 

Nous ne voulons pas de 200 logements sur l’Ilot Le Nôtre avec un effet signal à votre gloire, mais un quartier à redéployer et végétaliser, qui reste dédié à la culture et à la jeunesse, en réunissant les arts, avec une crèche et un gymnase dont la proximité avec le collège facilite la vie des familles.

  

Nous ne voulons pas sacrifier la sécurité de nos enfants, comme vous le faites avec la volonté de supprimer le poste de police actuellement idéalement placé.

 

Nous ne voulons pas de béton sur la moindre parcelle de terrain qui se libère, mais des espaces végétalisés pour le bien-être des habitants dans les différents quartiers de la ville.

 

Nous ne voulons pas détruire pour reconstruire juste à côté comme vous voulez le faire.  L’heure est à la rénovation et à la transition écologique. Ce que vous faites n’est plus du tout préconisé par les professionnels de l’architecture aujourd’hui, car c’est beaucoup plus polluant et émetteur de CO2.

 

Nous sommes déjà l’une des villes les plus denses du département, si on exclut l’Arboretum et la forêt de Fausses Reposes. Nous ne voulons pas de vos projets immobiliers inconsidérés.

 

Nous ne voulons pas d’une ville où on ne peut plus circuler de façon fluide avec des effets d’entonnoirs finalement dangereux pour tout le monde, mais des axes de circulation bien pensés et bien connectés pour chaque type de mobilité. 

 

 

Nous voulons des habitats de qualité, y compris pour les logements sociaux., mais pas des logements sociaux construits quasiment sur la rue, comme rue de la Résistance, n’importe où et n’importe comment.

 

Nous voulons rénover les équipements publics, comme la mairie, les équipements sportifs, ou la résidence des Chênes Verts qui doit rester où elle est.

 

Nous voulons développer des initiatives pour accélérer l’adaptation au changement climatique et la transition écologique. 

 

 

En clair, nous voulons revenir au bon sens et à une gestion rigoureuse et équilibrée de notre ville, en développant les espaces de partage et de vivre ensemble avec les forces vives de notre ville, entreprises, commerçants, artisans et tout le secteur associatif de notre ville.

 

Il y a pas mal de choses à faire pour redonner un élan à notre ville.

Nous pouvons faire cela avec une intelligence collective , pour de vrai cette fois, avec de vraies structures de concertation en fonction des sujets avec les habitants concernés, dans un esprit de co-construction en amont, et non pas quand tout est déjà bouclé. Cela se fait maintenant dans beaucoup de villes pour le développement ou la rénovation de quartiers avec succès.

 

En conclusion, nous devons arrêter les dépenses inutiles et idéologiques pour dépenser moins mais surtout mieux.

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